Deux expositions mettent l’Afrique et sa richesse artistique à l’honneur. La première se tient à l’Institut du Monde Arabe. Intitulée « Trésors de l’islam en Afrique. De Tombouctou à Zanzibar », elle se termine le 30 juillet. La deuxième se tient, quant à elle, à la Fondation Vuitton jusqu’au 28 août. Consacrée à l’art africain dans son ensemble et dans son expression contemporaine, elle met en balance l’Afrique du Sud où les artistes sont confrontés à la violence sociale et celui de l’Afrique Noire avec sa débrouille, son imagination fertile et résolument optimiste.
Situé dans le nord-est du pays, non loin de la frontière avec le Zimbabwe, le parc de Chobe est parfait pour réaliser son rêve de safari au Botswana. Créé en 1968, il est le troisième plus grand parc national du Botswana avec une superficie de 10 566 km². Le parc de Chobe est réputé pour sa population d’éléphants, une des plus importantes d’Afrique avec plus de 50 000 pachydermes recensés, mais aussi pour la diversité de sa faune et de sa flore grâce à la présence du fleuve Chobe en eau toute l’année. En saison sèche, la rivière attire d’ailleurs les éléphants du parc de Hwange, situé au Zimbabwe voisin.
Moremi est une réserve naturelle, et non un parc national, de 4 968,30 km2 qui englobe environ 30% du delta de l’Okavango dont la grande île de Chief Island, la région de Mopane Tonque et une partie des rives de la rivière Khwai réputées pour ses habitats de forêts-galeries et ses méandres. Située à l’ouest du delta, elle doit son nom au chef du peuple des Batawana de Ngamiland, dont la veuve, inquiète de l’épuisement rapide des ressources naturelles, prit l’étonnante initiative de proclamer son territoire réserve naturelle en 1963.
Le delta de l’Okavango est un des plus grands deltas intérieurs du monde avec une superficie de 18 000 km², soit la moitié de la Belgique. Situé dans le nord du Botswana, il est alimenté par le fleuve Okavango, long de 1 500 km, dont les eaux se dispersent dans le désert du Kalahari au lieu de se jeter dans la mer. Grâce ce phénomène particulier, le delta abrite de nombreux biotopes différents qui attirent une grande variété d’animaux. Outre les éléphants, les buffles, les hippopotames, les crocodiles et les rhinocéros, l’endroit est réputé pour ses antilopes rares telles que le lechwe, le grand koudou, l’hippotrague noir et le sitatunga. Le tout sans oublier de nombreux félins (lions, léopards, lycaons, guépards…) et des centaines d’espèces d’oiseaux. Le delta de l’Okavango, avec ses milliers d’îles et son labyrinthe de cours d’eau, est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.
Après l’exposition de l’Institut du Monde Arabe consacrée aux navigateurs rs arabes qui ont sillonné l’Afrique, l’Asie et l’Europe mais aussi l’Océan Indien à la recherche des épices, le Musée du Quai Branly propose jusqu’en novembre une exposition sur l’Afrique carrefour du monde. En effet, les Africains n’ont jamais vécu dans l’isolement. Longtemps ignorés, les échanges panafricains et extra-africains ont pourtant débuté voici des millénaires, bien avant la colonisation et l’arrivée des premiers navires portugais au XVe siècle. En témoignent les sculptures, pièces d’orfèvrerie ou d’ivoire, peintures et autres objets présentés dans l’exposition.
En Afrique, la faune, la flore, les paysages et les habitants focalisent toute votre attention. C’est plus que normal. Alors, après un safari chargé en émotions, il est rare que vous preniez le temps de regarder le ciel ; apéritif au coucher de soleil, dîner près du feu de camp et hop sous la moustiquaire ! Dommage. Le ciel africain est un des plus beaux du monde et les lodges, se trouvant loin de toute pollution industrielle et lumineuse, sont autant d’observatoires astronomiques d’où admirer la myriade de constellations qui parsèment la voûte céleste.