Avec 45 000 ha, le parc du Fish Rover Canyon protège un paysage essentiellement minéral tailladé par des rivières, cascades et torrents. Jadis région agricole, la région et son fragile écosystème, désormais protégés, commencent seulement à se reconstituer. Le canyon a commencé à se former il a plus de 500 millions d’années, lorsqu’un glissement des plaques tectoniques a provoqué une faille naturelle. L’érosion a fait depuis fait son œuvre grâce à la Fish River, la plus longue rivière namibienne, qui a taillé son chemin dans le granit. 500 m de profondeur, 160 km de long, 27 km de large…les chiffres sont éloquents qui placent le Fish River Canyon au premier rang des canyons africains et au second au niveau mondial, tout juste devancé par le Grand Canyon.

(suite…)

Le CNRS et le quotidien Le Monde viennent de mettre en ligne une vidéo très intéressante qui dévoile nombre de secrets sur l’origine des peintures rupestres des Monts Matopos, au Zimbabwe. Situé au sud-est du Zimbabwe, à proximité de la ville de Bulawayo, le parc national des Monts Matopos a été créé en 1953 afin de préserver une nature particulière et la culture des San. Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2003, le parc, d’une superficie de 4 000 km², doit son nom aux Ndebele, peuple local, qui ont baptisé cet endroit matopos ou « tête chauve », en référence aux étonnant chaos granitiques de roches amoncelées qui caractérisent les collines de cette région du Zimbabwe.

(suite…)

Chez les amateurs de safari, le parc de South Luangwa, en Zambie, est considéré comme un lieu à part, unique en Afrique. Créé en 1938 comme réserve de chasse puis transformé en parc national en 1972, couvrant une superficie de 9 050 km², ce parc s’étire le long de la rivière Luangwa sur une bonne centaine de kilomètres. C’est cette rivière qui fait tout le charme du parc. Grâce à l’eau, la végétation foisonnante (2 000 espèces de plantes) est capable de  nourrir de nombreux herbivores (bushbuk, duiker, élan, koudou, impala, zèbre, gnou, girafe, buffle, éléphant…) qui font les beaux jours des prédateurs dont les rares lycaons. En tout, plus d’une centaine d’espèces animales ont été recensées dans le parc. Le rhinocéros est hélas le grand absent, exterminé par les braconniers, alors que les hippopotames affichent une des plus fortes densités africaines.

(suite…)

La région de Ndutu se trouve entre le cratère du Ngorongoro et le parc du Serengeti et fait partie de la Ngorongoro Conservation Area (NCA). D’une étendue de 8 288 km², l’aire de conservation englobe des sites naturels prestigieux tels que les cratères du Ngorongoro et d’Empakaai, les volcans Lengaï et Loolmalasin, le lac Eyasi et les sites archéologiques des gorges d’Olduvai et de Laitoli. C’est ici, de novembre à mars, dans ces immenses plaines herbeuses, que commencent à se regrouper et donner naissance à leurs petits, les gnous et les zèbres avant d’entamer leur lente migration vers le nord.

(suite…)

Créé en 1975 et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1984, le parc national de Mana Pools est le plus reculé des parcs du Zimbabwe. Situé tout au nord du pays, à la frontière de la Zambie et du Mozambique, loin de toute ville et des grandes routes, il abrite de nombreux animaux et protège, grâce à ses 677 000 ha de superficie, des paysages encore quasiment vierges et de toute beauté. Si quelques lodges commencent à s’y installer (Chikwenya Camp), le parc est surtout fréquenté par visiteurs aimant l’aventure. Mana, qui signifie « quatre » en langue shona, désigne les quatre lacs permanents formés par le fleuve Zambèze.

(suite…)

Située à la frontière du Zimbabwe et de la Zambie, les chutes Victoria ont été découvertes en 1855 par l’explorateur David Livingstone. Il en avait eu connaissance en 1851, lors d’un voyage précédent mais n’avait pu les approcher. En 1855, il peut enfin s’y rendre après avoir suivi le Zambèze sur plusieurs kilomètres et pris une pirogue pour se poser sur la plus grande île avant les chutes, désormais appelées l’île Livingstone, à quelques mètres seulement des chutes et de ses nuages de vapeur d’eau. « Personne ne peut imaginer la beauté de cette vue. Ce spectacle n’a jamais été observé auparavant par des Européens. Seuls les anges ont eu cette chance » note t-il dans ses carnets de voyage.

(suite…)