Ahmad Ibn Mâdjid, né vers 1425 et mort en 1500, serait le premier grand navigateur arabe. Poète et écrivain, il écrivit une trentaine de traités compilant toutes les connaissances de l’époque en matière de navigation et d’astronomie nautique. Ses ouvrages permirent aux autres capitaines du golfe persique d’atteindre l’Inde et de fonder les premiers comptoirs commerciaux le long de la côte Est africaine et d’établir la suprématie commerciale d’Oman sur l’Océan Indien. Pourtant, Ahmad Ibn Mâdjid n’est pas considéré comme un héros par ses pairs mais bien plutôt comme un traître.

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Après l’exposition de l’Institut du Monde Arabe consacrée aux navigateurs rs arabes qui ont sillonné l’Afrique, l’Asie et l’Europe mais aussi l’Océan Indien à la recherche des épices, le Musée du Quai Branly propose jusqu’en novembre une exposition sur l’Afrique carrefour du monde. En effet, les Africains n’ont jamais vécu dans l’isolement. Longtemps ignorés, les échanges panafricains et extra-africains ont pourtant débuté voici des millénaires, bien avant la colonisation et l’arrivée des premiers navires portugais au XVe siècle. En témoignent les sculptures, pièces d’orfèvrerie ou d’ivoire, peintures et autres objets présentés dans l’exposition.

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Il y a là du poivre, de la vanille, de la cardamone. Le guide raconte leur histoire, nous apprend à les reconnaître. Ici, il froisse une feuille et gratte une écorce. De la cannelle. Ailleurs, il fait sentir les longues fleurs violet-pâle d’un giroflier. Plus loin, il sépare un fruit jaune. Au cœur, un noyau brun sombre entouré d’une écorce rouge sang  ; une noix de muscade et son macis. Nous sommes ici dans une des nombreuses plantations de Zanzibar et ce pourrait être le Jardin d’Eden tant la nature y est luxuriante et paisible. Mais voilà. A écouter l’histoire de ces plantes, on comprend vite qu’elles furent synonymes de mort et de profit pendant plusieurs siècles. La recherche des épices et le monopole de leur exploitation engendreront en effet dans l’Océan Indien des décennies de luttes sans merci.

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En Afrique, la faune, la flore, les paysages et les habitants focalisent toute votre attention. C’est plus que normal. Alors, après un safari chargé en émotions, il est rare que vous preniez le temps de regarder le ciel ; apéritif au coucher de soleil, dîner près du feu de camp et hop sous la moustiquaire !  Dommage. Le ciel africain est un des plus beaux du monde et les lodges, se trouvant loin de toute pollution industrielle et lumineuse, sont autant d’observatoires astronomiques d’où admirer la myriade de constellations qui parsèment la voûte céleste.

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Inscrite au Patrimoine de l’Humanité de l’Unesco, la vieille ville de Zanzibar ou « Stone Town » fait depuis plusieurs années l’objet d’intenses restaurations. Le « Beit-el-Ajaib » ou Palais des Merveilles, tout comme le fort portugais, le front de mer et les jardins Forodhani, tout juste réhabilités par l’Aga Khan, et le magnifique dispensaire Ithnasheri, désormais maison de la Culture, retrouvent leurs fastes d’antan.

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L’un des atouts majeurs de Zanzibar est sa nature généreuse et exubérante. « Zayn Za’l barr » -beau est ce pays- se seraient écriés les premiers navigateurs arabes qui découvrent alors une île couverte d’une végétation luxuriante. De cette exclamation serait né le nom de l’île, devenue depuis un paradis pour la culture des épices, un des principaux pilliers économiques du pays avec le tourisme.

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