D’une superficie de 580 km², le parc national de Liwonde est le plus connu des parcs du Malawi. Créé en 1973 et situé à la frontière du Mozambique, entre le sud du lac Malawi et la ville de Blantyre, ce parc est traversé par la rivière Shire sur plus de 80 km. Il est depuis 2015 géré par l’association African Parks qui y a réintroduit un quinzaine de rhinocéros blancs, des lions et des guépards. Il y a encore quelques années, faire un safari au Malawi dans le parc de Liwonde ne pouvait être que le fait d’amoureux des éléphants ou des oiseaux. Le parc abrite en effet la plus grande population d’éléphants du pays et plus 400 espèces d’oiseaux. Certes, il restait bien quelques antilopes, hippotragues noirs, zèbres, cobes, koudous, phacochères, girafes, hippopotames et de rares léopards mais les espèces les plus emblématiques (lions, guépards, rhinocéros, buffles) avaient disparu, victime d’un braconnage intensif. La région est en effet densément peuplée et la guerre au Mozambique n’a guère aidé à la préservation des animaux.

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Situé dans le centre de Tanzanie, le parc national de Ruaha est le deuxième plus grand parc du pays. Peu programmé par les voyagistes car loin des autres parcs (Tarangire, Manyara, Ngorongoro, Serengeti…), il mérite pourtant presque un voyage à lui seul tant ses paysages sont diversifiés et sa faune nombreuse ! Traversé par la rivière Ruaha, qui lui a donné son nom, le parc national de Ruaha couvre 10 300 km². Cet immense territoire offre une multitude de paysages très différents même si la savane arbustive parsemée d’acacias prédomine. Ces plaines sont le paradis des grands herbivores (girafe, grand koudou, antilope, buffle, zèbre, gazelle, élan…). Son originalité vient de ses grandes forêts de baobabs, plusieurs fois centenaires, et ses escarpements rocheux (kopje) qui culminent à près de 2 000m d’altitude, fief des léopards et des lions.

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Située au sud-est de la Tanzanie, la réserve du Sélous, classée au patrimoine mondial par l’UNESCO, fait partie d’un vaste territoire d’environ 155 000 km² dont une partie seulement est ouverte au safari touristique. Le reste est classé en réserve de gibier et fut pendant longtemps un territoire de chasse. Créée en 1922, elle doit son nom à l’explorateur anglais Frederick Courteney Sélous, né à Londres en 1852. A peine âgé de 19 ans, le voici au Cap avec la ferme intention de partir à la découverte d’une Afrique australe encore méconnue. En 1872, il part seul au nord du fleuve Limpopo, en territoire Ndebele. Il est reçu par le roi Lobengula qui lui accorde le privilège de chasser sur ses terres. Commence alors une longue période d’exploration qui l’amène jusqu’au bassin du Congo en passant par le Botswana, l’actuel Zimbabwe, la Tanzanie.

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Avec 45 000 ha, le parc du Fish Rover Canyon protège un paysage essentiellement minéral tailladé par des rivières, cascades et torrents. Jadis région agricole, la région et son fragile écosystème, désormais protégés, commencent seulement à se reconstituer. Le canyon a commencé à se former il a plus de 500 millions d’années, lorsqu’un glissement des plaques tectoniques a provoqué une faille naturelle. L’érosion a fait depuis fait son œuvre grâce à la Fish River, la plus longue rivière namibienne, qui a taillé son chemin dans le granit. 500 m de profondeur, 160 km de long, 27 km de large…les chiffres sont éloquents qui placent le Fish River Canyon au premier rang des canyons africains et au second au niveau mondial, tout juste devancé par le Grand Canyon.

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Chez les amateurs de safari, le parc de South Luangwa, en Zambie, est considéré comme un lieu à part, unique en Afrique. Créé en 1938 comme réserve de chasse puis transformé en parc national en 1972, couvrant une superficie de 9 050 km², ce parc s’étire le long de la rivière Luangwa sur une bonne centaine de kilomètres. C’est cette rivière qui fait tout le charme du parc. Grâce à l’eau, la végétation foisonnante (2 000 espèces de plantes) est capable de  nourrir de nombreux herbivores (bushbuk, duiker, élan, koudou, impala, zèbre, gnou, girafe, buffle, éléphant…) qui font les beaux jours des prédateurs dont les rares lycaons. En tout, plus d’une centaine d’espèces animales ont été recensées dans le parc. Le rhinocéros est hélas le grand absent, exterminé par les braconniers, alors que les hippopotames affichent une des plus fortes densités africaines.

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Créé en 1975 et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1984, le parc national de Mana Pools est le plus reculé des parcs du Zimbabwe. Situé tout au nord du pays, à la frontière de la Zambie et du Mozambique, loin de toute ville et des grandes routes, il abrite de nombreux animaux et protège, grâce à ses 677 000 ha de superficie, des paysages encore quasiment vierges et de toute beauté. Si quelques lodges commencent à s’y installer ( Chikwenya Camp), le parc est surtout fréquenté par visiteurs aimant l’aventure. Mana, qui signifie « quatre » en langue shona, désigne les quatre lacs permanents formés par le fleuve Zambèze.

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